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En France, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le terme de "motet" est vague, désignant toute composition en latin (excepté la messe), de toutes dimensions, de tous effectifs, destinée aussi bien aux offices liturgiques qu'aux cérémonies para-liturgiques comme les saluts au saint sacrement. Aujourd'hui, on distingue plusieurs types de motets.

La création du grand motet dit "versaillais" est due à Lully (son Miserere de 1664 devient une sorte de modèle), ainsi qu'aux deux sous-maîtres de la Chapelle royale en fonction de 1663 à 1683, Henry Du Mont et Pierre Robert. Les grands motets sont le plus souvent composés sur les textes des Psaumes de David qui connaissent alors une exceptionnelle faveur.

Sur le plan musical, le grand motet se présente d'un seul tenant pour évoluer peu à peu vers une structure en numéros séparés, calquée sur la division en versets du psaume. Il est composé de symphonies orchestrales, de sections pour voix seule ou groupe de solistes qui alternent avec les interventions du chœur.

Le petit motet est né en Italie au début du XVIIe siècle. Il s'implante d'une manière caractéristique en France en 1652, avec les Cantica sacra d'Henry Du Mont. Par la suite, la plupart des compositeurs français écrivent à leur tour des petits motets, en plus ou moins grande quantité. Le plus prolifique et le plus représentatif est Charpentier dont le corpus compte près de 300 numéros.

Il existe un troisième type de motet destiné aux chapelles ou aux églises n'ayant pas les ressources de la Chapelle royale, qui n'emploie qu'un petit nombre de chanteurs réunis en formation de chœur et la basse continue. L'œuvre de Charpentier est particulièrement riche de ces pièces, témoignages de sa carrière musicale à Paris et non à la cour.

L'apport de Charpentier dans le cadre du motet, dans tous ces aspects, est considérable. Du couvent à l'église, le compositeur a largement contribué aux nombreux cérémonials religieux de son temps, des plus intimes aux plus festifs. On compte quatre-vingt-trois psaumes, quarante-huit motets pour l'élévation, trente et une leçons de ténèbres, quarante-deux antiennes, etc. Charpentier a traité dix fois le Magnificat, sept fois le De profundis, six fois le Dixit Dominus et le Laudate Dominum omnes gentes, cinq fois le Beatus vir qui timet Dominus, etc.

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Motets de Charpentier dédiés au Duc d'Orléans; Département de la Musique © Bibliothèque Nationale de France.
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Psautier de David; collection personnelle.
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