Marc-Antoine Charpentier auditorium
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L'Oeuvre Le Compositeur de l'ombre Recherche et documentation
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Une collection unique de manuscrits

Privé des honneurs que lui aurait offerts une carrière à la cour, la diversité de ses postes parisiens permit toutefois à Charpentier de concevoir une œuvre extrêmement variée, couvrant à peu près tous les genres profanes et sacrés de son temps et formant un corpus de plus de 550 pièces. Très peu de partitions (Médée, airs) furent publiées de son vivant. L'essentiel est conservé en manuscrits autographes appelés Mélanges formant 28 volumes et qui constituent l'un des plus beaux ensembles de manuscrits autographes musicaux de tous les temps. Ces manuscrits nous renseignent d'abord sur la manière dont Charpentier considérait sa création. Tout au long de sa carrière, il prit grand soin de copier ses compositions dans de grands cahiers qu'il divisa en deux séries numérotées, l'une en chiffres arabes (de 1 à 75), l'autre en chiffres romains (de I à LXXIV). Certains manuscrits (autographes et non autographes) échappent à cette collection et d'autres sont perdus (environ un quart de l'œuvre).

À la mort de Charpentier, ce précieux legs se trouve entre les mains de ses neveux Jacques Édouard et Jacques-François Mathas. Le premier est libraire et publie en 1709 un recueil de petits motets qu'il dédie au duc d'Orléans, mais ne poursuivra pas l'entreprise, apparemment faute de succès. En 1727, il s'enquiert donc de vendre l'ensemble des manuscrits à la Bibliothèque royale pour la somme de 300 livres. C'est ainsi que la quasi-totalité de l'œuvre de Charpentier se trouve aujourd'hui au Département de la musique de la Bibliothèque nationale de France.

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Judicium Salomonis, Mélanges, manuscrit; Département de la Musique © Bibliothèque Nationale de France.
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