Marc-Antoine Charpentier auditorium
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Le Compositeur de l'ombre L'Oeuvre Recherche et documentation

LE COLLÈGE
LOUIS-LE-GRAND

L'ÉGLISE
SAINT-LOUIS

LE NOVICIAT

personnalités
musicien de la ville
chronologie
Musicien des Jésuites

Les offices qui se déroulaient dans l'église Saint-Louis des Jésuites étaient renommés pour leur magnificence, voire même parfois leur démesure. Un des nombreux attraits des cérémonies résidait dans l'exceptionnelle qualité de la prédication servie par les meilleurs orateurs dont le plus célèbre fut le père Boudaloue. Madame de Sévigné ne manquait ses sermons sous aucun prétexte, sauf lorsque "la presse était à mourir". Les chanteurs de l'opéra se produisaient à Saint-Louis et lors de pompes funèbres comme celle du Grand Condé en 1687, la décoration atteignait à l'exubérance.

Brossard explique pourquoi les Jésuites portèrent leur choix sur Charpentier : "Il a toujours passé au goût de tous les vrais connaisseurs pour le plus profond et le plus savant des musiciens modernes. C'est sans doute ce qui fit que les Révérends Pères Jésuites de la rue Saint-Antoine le prirent pour le maître de la Musique de leur église, poste alors des plus brillants" (Brossard, Catologue des livres de musique). Pendant dix ans environ, Charpentier va composer un nombre important de pièces qui reflètent l'extrême diversité des offices de la compagnie : messes, psaumes, hymnes et antiennes pour les vêpres, leçons de ténèbres, motets pour la Vierge, pour les saints, pour le saint sacrement... Certains motets honorent de grandes figures jésuites comme celles de saint François de Borgia (Motet pour Saint François de Borgia H.354) ou de saint François Xavier (In honorem Sancti Xaverii Canticum H.355, Cantico de Sancto Xaverio reformatum H.355a).

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Église Saint-Louis; Marot; Département des Estampes © Bibliothèque Nationale de France.
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Cérémonie funèbre du Grand Condé, Dessein de l'appareil pour l'inhumation; P.P. Sevin, Musée Carnavalet © Photothèque de la ville de Paris.
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