Marc-Antoine Charpentier auditorium
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Chez Mademoiselle de Guise

Après son séjour en Italie, Charpentier revient à Paris à la fin des années 1660. Il s'installe chez Marie de Lorraine, princesse de Joinville, duchesse de Joyeuse et duchesse de Guise, dans son grand hôtel de la rue du Chaume. Marie de Lorraine, dite Mademoiselle de Guise, était la petite-fille d'Henri de Guise, surnommé "le Balafré", l'organisateur de la Ligue assassiné sur l'ordre du roi Henri III. Avec un tel passé, on peut comprendre que, même des générations après, les relations de Mademoiselle de Guise avec la cour n'étaient guère évidentes. Charpentier a-t-il pâti de ces ancestrales rivalités, en étant tenu à l'écart des grands postes si convoités de la Musique de Louis XIV? De même que le roi néanmoins, Mademoiselle de Guise adore la musique et a à cœur d'entretenir dans son hôtel un ensemble de musiciens et de chanteurs d'une telle qualité que, selon le Mercure galant, "celle de plusieurs grands souverains n'en approche pas". Outre Charpentier qui compose et qui chante en voix de haute-contre, on y trouve le flûtiste et théoricien Étienne Loulié, le chanteur (et futur graveur) Henri de Baussen, ainsi que Anne Jacquet, surnommée Mademoiselle Manon, sœur aînée d'Élisabeth Jacquet de La Guerre. Charpentier est aussi au service d'Élisabeth d'Orléans (dite Madame de Guise). Charpentier offre à ses deux protectrices et à leur entourage œuvres sacrées (Litanies de la Vierge à six voix et deux dessus de violes H.83, Bonum est confiteri Domino H.195, Cæcilia Virgo et Martyr H.394, H.413, H.415...) et profanes (Actéon H.481, Les Arts florissants H.487, La Couronne de fleurs H.486, La Descente d'Orphée aux enfers H.488...).

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Portrait d'Elisabeth d'Orléans, duchesse de Guise et de Joyeuse, C. Beaubrun; Musée National du château de Versailles et des Trianons © Réunion des Musées Nationaux.
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Façade de l'hôtel de Guise; Photo / Catherine Cessac.
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