Marc-Antoine Charpentier auditorium
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Les couvents

Au cours des années 1680, des couvents de religieuses comme l'Abbaye-aux-Bois ou Port-Royal de Paris commandent des pièces à Charpentier.
À cette époque, il existe deux couvents du nom de Port-Royal, l'un dans la vallée de Chevreuse, l'autre dans le faubourg Saint-Jacques à Paris. Pendant vingt ans, les deux maisons coexistent pour ne se séparer qu'en 1668, après la soumission par Louis XIV du Formulaire condamnant les cinq propositions extraites de l'Augustinus de Jansenius. Les religieuses qui acceptent de signer restent à Paris et le couvent du faubourg Saint-Jacques rompt dès lors ses liens avec le jansénisme. Les manuscrits de Charpentier contiennent plusieurs pièces désignées "Pour le Port-Royal" : Messe H.5, Pange lingua H.62, Magnificat H.81, Dixit Dominus H.226, Laudate Dominum H.227.

Après quatre siècles d'existence dans le diocèse de Noyon, l'Abbaye-aux-Bois, d'obédience cistercienne, est transférée en 1665 à Paris rue de Sèvres, à la place du couvent des Annonciades des Dix Vertus. Sous la protection de la famille d'Orléans, le couvent ne reçoit que des personnes de qualité et les arts (théâtre, musique) y tiennent une place de choix. Pour la semaine sainte de 1680, Charpentier compose un important cycle de leçons de ténèbres (H.96-110) et de répons (H.111-119) qui est chanté à l'Abbaye-aux-Bois.

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Le Portail de l'église de Port-Royal, A. Le le Pautre; Département des Estampes © Bibliothèque Nationale de France.
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Dedans de l'église de Port-Royal, A. Le Pautre ; Département des Estampes © Bibliothèque Nationale de France.
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