Marc-Antoine Charpentier auditorium
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Charpentier et la cour

En avril 1683, Charpentier, ambitionnant une reconnaissance à sa mesure, se présente au concours du recrutement des sous-maîtres de musique de la Chapelle royale. Par malchance, il tombe malade et ne peut aller jusqu'au bout des épreuves. C'est sûrement une grande déception et l'occasion d'obtenir un poste à la cour ne se représentera plus. Charpentier est cependant sollicité, à diverses occasions, à prendre part au cérémonial royal ou princier, ce qui montre que Louis XIV le tenait en haute estime.

Quelques mois après le concours de la Chapelle royale, le 30 juillet 1683, la reine de France Marie-Thérèse meurt. Pour célébrer sa mémoire, Charpentier est invité à écrire trois superbes pièces : une sorte de grande histoire sacrée In obitum augustissimæ nec non piissimæ Gallorum Reginæ Lamentum H.409 suivi d'un De profundis H.189, et un petit motet Luctus de morte augustissimæ Mariæ Theresiæ reginæ Galliæ H.331. Le compositeur est encore musicalement présent auprès de la famille royale pour fêter la guérison de la fistule de Louis XIV : en février 1687, il reçoit en effet une commande de l'Académie de peinture et de sculpture pour faire jouer dans l'église des Prêtres de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré un Te Deum et un Exaudiat "à deux chœurs de musique" de sa composition afin de "rendre grâces à Dieu du rétablissement de la santé du roi" (Gazette de France, 15 février 1687).

Au début des années 1680, Charpentier est chargé d'écrire la musique pour les offices religieux du Dauphin lorsque ce dernier ne pouvait se rendre à ceux du roi. Rendant visite à son fils, le roi a le loisir d'apprécier les compositions de Charpentier, comme en ce jour d'avril 1681 où, arrivant à Saint-Cloud, il "congédia toute sa Musique, et voulut entendre celle de Monseigneur le Dauphin jusqu'à son retour à Saint-Germain. Elle a tous les jours chanté à la messe des motets de Mr Charpentier, et Sa Majesté n'en a point voulu entendre d'autres, quoiqu'on lui en eût proposé" (Mercure galant, avril 1681). Les œuvres composées pour le Dauphin sont essentiellement des petits motets sur des textes de psaumes pour deux voix féminines et une basse, accompagnées parfois par des flûtes, chantées et jouées par des musiciens du roi, les sœurs et frères Pièche. C'est encore pour ces mêmes interprètes que Charpentier conçut Les Plaisirs de Versailles en hommage à la cour de Louis XIV, nouvellement établie à Versailles.

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Vue du château et des jardins de Versailles prise de l'avenue de Paris, P. Patel; Musée du Château de Versailles et des Trianons © Réunion des Musées Nationaux.
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Appartements ou amusements de la famille Royale à Versailles, suite de six pièces gravées par Trouvain de 1694 à 1698; Département des Estampes © Bibliothèque Nationale de France.
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Almanach de 1682, Département des Estampes © Bibliothèque Nationale de France.
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Vue générale du château et du parc de Saint-Cloud vers 1675, E. Allegrain; Musée du Château de Versailles et des Trianons © Réunion des Musées Nationaux.
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